Le décret n°2001-294 du 8 Août 2001 portant règlementation du bruit en République du Bénin définit la pollution sonore comme ”tout phénomène acoustique produisant une sensation auditive désagréable et gênante.”. La pratique prend d’ampleur dans plusieurs localités du Bénin par ignorance des textes en vigueur. C’est ainsi qu’au détour d’un entretien accordé à Fraternité FM ce lundi 24 mai 2021, le directeur départemental de la police républicaine de l’Alibori, Emmanuel CODO, a levé un coin de voile sur les sanctions prévues par la loi pour pollution sonore sur toute l’étendue du territoire national par les bars ou les lieux de cultes.
Quand des individus outrepassent les textes en produisant du bruit n’importe comment, les sanctions sont claires. ‹‹ Lorsque vous faites le bruit, l’officier de police judiciaire vient, il fait le constat avec ses appareils. La sanction, c’est de 50.000 à 500.000 francs d’amende.›› a rappelé Emmanuel CODO avant de préciser que ‹‹lorsque c’est un récidiviste, on passe au double››. Si le récidiviste ne corrige pas le tir, c’est encore pire. ‹‹ Non seulement on lui arrache la source, mais on le présente devant le parquet et il peut aller en prison de 10 à 30 jours. Le muezzin comme le pasteur qui fait aussi du bruit, c’est la même chose. On peut lui appliquer la sanction›› a-t-il ajouté. Pour précisions, quand l’officier de police judiciaire vous arrache la source, c’est-à-dire les haut-parleurs, les baffles, etc, vous devez payer l’amende nécessaire, sans quoi il ne vous sera plus autorisé d’ouvrir. ‹‹ Et c’est seulement quand il va payer, qu’on verra si c’est opportun de lui restituer la source.›› précisera l’invité de Fraternité FM. À bon entendeur, salut !
Toundé ALIOU
